Les Jardins d'Ornement
Le jardin français
Les jardins clôturés de hautes haies près de l'entrée principale ont été rénovés par l'architecte paysagiste Jules Janlet dans les années entre 1913 et 1917. Des nombreux parterres de fleurs colorées, quatre ont été préservés et sont encore plantés chaque année de tulipes et de sauges. Le reste de l'espace est occupé par de longues bandes de gazon parsemées de boules de buis et de vases d'ornement, offrant une perspective magnifique sur la façade principale du château.
LES TERRASSES
Depuis la façade sud-est du château, trois terrasses ont été aménagées en gradins qui descendent et forment pour ainsi dire le socle sur lequel le château est bâti. Elles ont été redessinées en 1990 par l'architecte paysagiste anversois Jaques Wirtz. Les terrasses sont bordées de pierre bleue et ornées de vases. Un dessin épuré de pelouses et de surfaces de gravier de dolomie, bordé de formes de ifs taillées, remplace les parterres de fleurs annuelles du dix-neuvième siècle. Un petit bassin rond et les pots de lauriers-roses adoucissent la rigueur des lignes. Des rosiers sont plantés de part et d'autre des terrasses comme de grands bouquets de fleurs et, à l'arrière-plan, on aperçoit les anciens buis, houx et ifs taillés en grands nuages.
LE PETIT JARDIN DE ROSES
Derrière les hautes haies de la cour d'honneur, à gauche du château, se trouve un salon de verdure qui est aujourd'hui appelé le petit jardin de roses. Celui-ci n'a reçu cette affectation qu'au XXe siècle, après que les enfants de la comtesse Nanda d'Ursel ont grandi et qu'elle a elle-même commencé à se consacrer à la collection de rosiers anciens. Au centre se trouve une statue d'Amour sur un socle et, contre le mur, un bassin semi-circulaire avec une fontaine.
LE JARDIN CHINOIS
Dans le jardin chinois ou ’ jardin de Suzanne ’, on peut observer une singulière chinoiserie : un bouddha rieur volumineux en bois polychrome sculpté de la fin du XVIIIe siècle. La statue est de facture liégeoise d'après le modèle d'une petite porcelaine qui se trouvait dans le château. La statue est mobile : sous la pression du vent, la tête et les mains bougent ; de manière moqueuse, la statue tire également la langue. Le jardin est divisé en deux par un canal d'eau central et étroit. Les dalles de pierre sont un ajout typique du XIXe siècle. Après la rénovation par la comtesse Stéphanie d'Ursel en 2006, on y rassemble des plantes remarquables d'origine orientale.
LE PRINSENHOF
Ce jardin, situé du côté ensoleillé de l'aile sud-ouest du château, doit son nom au prince-évêque Velbrück, qui avait une vue sur ce jardin depuis son appartement. Le jardin présente une disposition typiquement française en 16 parterres de fleurs égaux, basée sur un dessin de Jules Janlet. Les parterres sont plantés chaque année de plantes à floraison estivale aromatiques. Deux classiques qui reviennent toujours sont le pélargonium odorant ‘ Charity ’ et la sauge bleue ‘ Victoria ’.
Dans la cour des princes, on trouve également plusieurs roses exceptionnelles qui sont à l'origine de la célèbre collection de roses de Hex. Il s'agit de rosiers poussant sur leurs propres racines et présents ici depuis la fin du XVIIIe siècle. La Rosa indica rubra, la Rosa ‘ Old Blush Hex ’ et la Rosa chinensis multipetala ont été rapportées de Chine à l'époque par la Compagnie des Indes orientales.
LA PRAIRIE FLEURIE
Dans le prolongement de la cour du prince et du jardin chinois se trouve l'ancienne prairie des ânes. Aujourd'hui, elle est entretenue comme une prairie fleurie et des sentiers de promenade tondus court traversent la parcelle en tous sens. Cette prairie est fauchée une fois par an. Une jeune plantation de tilleuls de tous les continents promet une belle tiliaie pour les générations futures. Depuis le sentier longeant la prairie, on a une vue magnifique sur le potager en contrebas, le village et le paysage environnant.
LE JARDIN DES ABEILLES
En quittant le potager par la petite barrière tout au fond, on découvre une surprise : une petite vallée romantique, enclavée entre les murs de brique du jardin. Sous le toit de tuiles s'abritent les ruches. Contre une tourelle rustique figurent deux blasons du prince-évêque. La tradition veut que se trouve sous ce monument la tombe de la jument préférée de Velbrück. Le nom de la jument était Vénus.

